dimanche 28 avril 2013

Le parc de Kislovodsk


            Kislovodsk est la deuxième ville de la Région des Eaux Minérales du Caucase du Nord après Pyatigorsk avec environ 130 000 habitants. Située sur un ancien embranchement de la Route de la soie, la région passe sous le contrôle des russes à la fin du XVIIIe siècle. Une forteresse y est d’abord construite puis, grâce à la présence de nombreuses sources d’eau minérale, Kislovodsk devint un centre thermal au XIXe siècle et un des plus grands parcs d’Europe y fut construit à partir de 1823.


l'Elbrouz et Kislovodsk vus de la "Petite selle" en haut du parc de Kislovdsk
            Le parc de Kislovodsk est un des endroits préférés des habitants de la Région des Eaux Minérales. Le week-end, par beau temps, le train de banlieue reliant Mineralnye Vody au nord de la région jusqu’à Kislovodsk au sud est bondé de locaux et de curistes se rendant au parc. Après avoir traversé une petite forêt de grands-mères louant leur appartement et de chauffeurs de taxi à la sortie de la gare, une ruelle commerçante permet d’accéder à l’entrée du parc. La pierre jaune des bâtiments reflète bien le micro climat de Kislovodsk, avec plus de 300 jours d’ensoleillement par an et des températures agréables.
la galerie Narzan et ses eaux minérales

Le parc commence par la galerie Narzan où l’on peut déguster les eaux minérales et par un petit marché aux tableaux des artistes locaux. En se promenant dans cette première partie du parc, près de la rivière, il est possible d’acheter quelques produits artisanaux  dans une ambiance quelque peu folklorique (chants russes, photographies en costume caucasien…). Un bas-relief de Lénine, une statue d'un poème de Lermontov rappellent l’histoire de la région.

la vallée des roses
Et puis le parc commence à grimper sur des sentiers de différentes difficultés, balisés afin de renseigner les curistes (surtout ceux venus ici pour des problèmes cardio-vasculaires). En plus de quelques cafés qui permettent de faire une pause bien méritée, l’endroit le plus attractif reste la vallée des roses, où comme son nom l’indique y sont plantées ces fleurs. Les nombreux sentiers satisfont aussi les amoureux de la nature où de nombreuses espèces d’oiseaux et d’arbres se côtoient, même si la superficie du parc a diminué, en passant de 1380 ha en 1989 à 948 ha actuellement pour laisser place à de nouvelles constructions. Les visiteurs aiment acheter des graines afin de nourrir les écureuils, qui ne sont pas très farouches et habitués à se goinfrer.

La Karatchaïevo-Tcherkessie vue
de la "Grande selle"
En grimpant toujours plus haut, à l’aide d’un téléphérique ou bien à pieds pour les plus courageux, il devient possible d’admirer les alentours. Et pour les plus sportifs, le parc se perd par la suite dans les monts de la petite selle et de la grande selle. En haut de ce dernier (1000m d’altitude), un impressionnant panorama permet d’apercevoir la chaîne principale du Caucase et notamment l’Elbrouz en république de Kabardino-Balkarie et la république de Karatchaïevo-Tcherkessie.

                                                                                                              B. Imhoff